Max Ingrand (1908-1969)

Max Ingrand

Maître verrier, artiste, inventeur, Max Ingrand découvre très jeune les vitraux de la cathédrale de Chartres et sait dès lors que le verre est sa passion. Sa vie entière sera consacrée à la maitrise de « ces pouvoirs étranges ». Célébrer la lumière, montrer la magie que le verre opère sur cet élément naturel et son rôle dans la perception de l’architecture lui inspireront ses plus belles créations. Il n’a de cesse de jouer avec celle qui se reflète dans ses miroirs gravés ou qui rapporte la parole divine contenue dans les magnifiques vitraux réalisés pour des églises en France, au Brésil, aux Etats-Unis…

Son talent s’exerce dans des domaines très divers. Figure de l’Art Déco, il pare de ses miroirs le Normandie, décore les salons de Elsie de Wolfe, d’Helena Rubinstein, collabore avec des architectes et prête son talent à des décorateurs tels que Jules Leleu, André Arbus, Marc du Plantier ou au ferronnier Gilbert Poillerat. Alors que l’électricité et ses applications révolutionnent l’éclairage, Max Ingrand veut « habiller la lumière ».

Directeur artistique de Fontana Arte de 1954 à 1967, il réalise ce qui deviendra l’icône du design la lampe de table en opalin blanche, dessinée en 1954. Verre satiné, dalle de verre poli, glace dépolie et taillée au burin, glace en forme de goutte, verre poli à facettes, métal, bronze, laiton doré, bois, Max Ingrand se joue des matières et use d’une technologie toujours plus audacieuse tout en privilégiant la forme. Et lorsque Saint-Gobain lui confie l’aménagement et la décoration de son siège social, en 1960, il impose lumière et transparence en créant des espaces cloisonnés de glace polie : «… Matériaux secret, difficile à travailler mais combien noble et précieux, le verre semble le complément idéal de la lumière, celui dans lequel elle joue en se transmettant, en se reflétant, c’est une association parfaite » Max Ingrand.

×